Avantde relancer officiellement (et avec assiduité) Un Mariage dans la Grange, petit aperçu de ce que j'ai aimé pendant le mois qui s'est écoulé. Aujourd'hui je vous parle donc de mon premier coup de coeur, un shooting Bleu Vintage réalisé au château Smith Haut Lafitte ! Ok, je ne suis pas objective à 300 % puisque j'ai participé à Histoirede la médaille d’amour : La médaille d’amour a été créée en 1907 par Alphonse Augis, un bijoutier de Lyon. Il a été inspiré par un poème écrit par Rosemonde Gérard à son mari, l’écrivain Edmond Rostand, pour créer la médaille d’amour. Alphonse Augis avait eu l’idée d’en transcrire les deux vers : « Car Oude confettis en forme de cœur d’ailleurs. À l’origine, les grains de riz étaient lancés sur les jeunes couples pour leur assurer force et fertilité Entre les dragées et le riz, notons que les mariés pouvaient potentiellement avoir une bonne trentaine d’enfants sans aucun souci ! Bref, aujourd’hui, le riz n’est plus le bienvenu à la sortie des mariages, pour une simple WQIRg. Un carnet d’écriture pour se raconter des histoires, être poétique et créer son monde. En femmage à Rosemonde Gérard, ce journal t’invite à ne plus censurer tes pensées, tes idées idées littéraires et à mettre par écrit les histoires que tu te racontes depuis toute petite. Louise Rose Etienne Gérard , dite Rosemonde Gérard est une poétesse française. De nos jours elle est surtout connue comme la femme d’Edmond Rostand mais elle était une autrice reconnue de son temps. Elle écrira même une anthologie des poétesses françaises en 1943. Tous les papiers du carnet d’écriture Rosemonde sont un appel à l’écriture. De son papier ligné à son papier recyclé. Et même une invitation à l’écriture fantaisiste avec son papier de couleur. Laisse-toi conduire par sa belle ligne et confie lui tes plus belles histoires. Voir les caractéristiques ci-dessous. 3 en stock peut être commandé Inspiré parIdées carnetcaractéristiquesCouverture Rosemonde Gérard est née en 1866 à Paris. Son père meurt dans son enfance et elle devient la pupille d’Alexandre Dumas Fils. Elle montre très tôt un goût pour la littérature. Elle n’a que 23 ans lors de sa première publication les pipeaux. Il sera récompensé par l’académie française. En 1887 elle rencontre Edmond Rostand. Ils tombent amoureux et se marient en 1890. A partir de ce jour, Rosemonde Gérard mettra sa carrière entre parenthèses, estimant qu’elle ferait de l’ombre à celle de son mari. Ils se séparent en 1913 et Rosemonde reprend frénétiquement son activité d’autrice. Elle publiera pas moins de 23 œuvres avant sa mort en 1953. Son anthologie des poétesses est encore aujourd’hui une référence. Carnet de poèmes Carnet d’histoires Journal intime Carnet d’écriture Taille 21 x 14,8 cm Papiers papier recyclé 80g, papier kraft 80g, papier ligné 66g, papier couleur bleu pastel 80g Reliure cousue à la main avec du fil de bleu foncé Nombre de pages 96 La photographie prise par Géraldine Arlet représente des arbres aux teintes bleutées. Elle a été imprimée sur un papier mat 300g. Elle a ensuite subi un pelliculage soft touch qui lui apporte une douceur sous les doigts. 30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 1552 Romantisme au Pays basque La villa Etchegorria C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. » Edmond RostandEdmond Rostand 1868-1918, un homme comblé ? À tout juste 29 ans, il connaît le succès immédiat avec son Cyrano de Bergerac et trois ans plus tard, ce sera L’Aiglon avec Sarah Bernhardt. [1] Il s’installe alors avec sa femme, la poétesse Rosemonde Gérard, [2] et ses deux fils, Maurice futur poète et Jean futur biologiste, dans la villa Etchegorria, la "villa rouge". Façade de L’Arnaga Intérieur, la salle du pianoAu bout de 15 jours, il en est très satisfait, écrivant à un ami Peu à peu, je me suis habitué au pays, à ma maison, aux êtres qui m’entourent ; et je pense aujourd’hui que c’est le seul endroit de la terre où je pense goûter encore quelques plaisirs et où sans doute, je finirai mes jours. » À la recherche d’un terrain, il en découvre un à Cambo-les-Bains, superbement placé et surplombant la Nive. C’est là qu’il va faire construire sa maison, L’Arnaga, l’une des plus belles maisons d’écrivains qu’on puisse visiter. Sur une plaque au-dessus de la porte d'entrée sont gravés ces mots de Rostand Toi qui viens partager notre lumière blonde Et t'asseoir au festin des horizons changeants, N'entre qu'avec ton cœur, n'apporte rien du monde Et ne raconte pas ce que disent les gens. Cyrano de Bergerac au Carré Rondelet Montpellier La salle de la bibliothèqueLa maison de style néo-basque alors en vogue, doit beaucoup à Rostand qui participa à la réalisation des plans puis dessina les jardins franco-anglais ainsi que la pergola. Le décor intérieur est adapté à chaque pièce l’imposante fresque très lumineuse du grand salon, le style oriental du petit salon ou l’imposant bureau Empire. Malgré l’échec de sa nouvelle pièce Chanteclerc, il s’y sent bien. Il y reçoit ses amis comme Gabriele d’Annunzio ou Paul Faure, certains venus en voisin comme Pierre Loti ou Francis Jammes. À l’un d’eux qui lui demandait ce qu’il pouvait bien faire dans cet endroit reculé, il répondit en vers Ce que je fais, monsieur ? des courses dans les bois, À travers les ronciers qui me griffent les manches ; Le tour de mon jardin sous des arceaux de branches ; Le tour de ma maison sur un balcon de bois. » Paul-Jean Toulet Retour au pays Il y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l’air de pleurer de joie. » PJ Toulet Le poète Paul-Jean Toulet 1869-1920 fit plutôt le chemin inverse. Il eut une jeunesse contrastée, perdant sa mère à sa naissance tandis que son père repart pour l’île Maurice. Le jeune garçon est alors confié à un oncle qui habite Bilhères dans la vallée d’Osso. Après quelques années de voyages, trois ans à l’île Maurice puis un an à Alger, ce natif de Pau, rejoint la capitale où il mène une vie de bohème. Il en garde cependant une grande nostalgie de son Pays basque natal qu’on retrouve dans ses écrits Ce sublime aréopage de montagnes et les collines recourbées, et les arbres lointains du vieux parc ; tout ce décor qui a ri à tant de mes joies passagères… » Mais au fil des années, le mal du pays est le plus fort et en 1912, il veut revoir le bleu léger des Pyrénées » et revient s'installer chez sa sœur, à Saint-Loubès, au château de la Rafette où leur tante maternelle vit avec son mari Aristide Chaline qui a racheté le château. Puis, après son mariage, il s’établit à Guéthary, au bord de l’eau dans la maison Etcheberria, au toit plat et aux volets verts, à Guéthary, la mer par une fenêtre, un carré bleu tendre et des oiseaux qui passent continuellement dans le même sens. » Dans une lettre à madame Claude Debussy, il s’en moque quelque peu, écrivant Ma hutte s’appelle Etcheberria, ce qui veut dire "maison neuve", nom plein d’originalité, surtout quand on sait qu’elle est presque aussi dégradée que l’empereur d’Autriche. » C’est dans la quiétude du lieu qu’il écrira et publiera peu avant sa mort, son roman La jeune fille verte et, à titre posthume, son recueil de poèmes Contrerimes où se trouve ces vers Et grave ces mots sur le sable Le rêve de l'homme est semblableAux illusions de la mer... »Malade, il meurt à 51 ans et l’on retrouvera un dernier feuillet sur sa table de nuit, souvenirs de ce gave qu’il aimait tant E le gave où l’on allait nagerEnfant sous l’arche fraîcheEt le verger rose de pêches,Gave aux rondes trop fraîches,Au retour, on cueillait des pêches,Enfant, cœur léger. » Notes et références[1] Mal remis d'une pleurésie après la première représentation de L’Aiglon, il part quelques mois après en convalescence à Cambo-les-Bains[2] Rosemonde Gérard son nom de jeune fille avait pour parrain Leconte de Lisle et pour tuteur Alexandre Dumas. Edmond quitte Rosemonde en 1915 pour son dernier amour, l'actrice Mary Marquet. Voir aussi* Poèmes de Paul-Jean Toulet - PJ Toulet sur PaperBlog ->> Au sommet de notre riche répertoire théâtral, il est une pièce qui se distingue par son sujet, rarement évoqué à longueur d'alexandrins l'appendice nasal. Mais quel nez que ce nez-là » ! Et quel succès pour Edmond Rostand, le père de Cyrano de Bergerac ! Pourtant cet auteur à contre-courant reste trop souvent réduit à une seule œuvre. Cent ans après sa mort, découvrons comment cet homme fragile a réussi à surmonter son mal de vivre pour illuminer de son originalité la Belle Époque. Lever de rideau Il était ce qu’il est, en somme, aujourd’hui plutôt silencieux et concentré », expliqua plus tard madame Rostand de son fils aîné sur lequel elle n'a cessé de veiller avec attention. Pour ses parents, voir grandir le petit Eddy né en 1868 dans une maison du sud de la Canebière est un bonheur de chaque jour. Son père Eugène, administrateur à la Caisse d'Épargne des Bouches-du-Rhône et poète à ses heures, a de l'ambition pour ce garçon qui ne doit pas détonner au milieu des puissantes familles marseillaises de son entourage. Le parcours semble tout tracé baccalauréat en Sorbonne puis diplomatie. Mais le jeune homme n'a de goût que pour les vers et passe son temps libre au théâtre en attendant cette gloire qui ne va pas manquer de l'appeler. Pour patienter, il peut compter sur Louise-Rose Gérard, jeune fille de la meilleure société qui préfère se faire appeler Rosemonde et qui, comme lui, aime à taquiner l'alexandrin. Ce couple de rêveurs mièvres », comme il aime à définir le duo qu'il forme avec sa fiancée, est prêt à conquérir Paris et le monde du théâtre. Sa première pièce, un vaudeville poussif, Le Gant rouge 1888, est un four salué par un cruel N'insistons pas ! » dans Le Figaro. Pourtant, ils insistent ce sera Les Musardises 1890 pour lui et Les Pipeaux 1889 pour elle, avec un prix de l'Académie française à la clé. En 1890, c'est le mariage suivi de la naissance de Maurice l'année suivante, puis de Jean quatre ans après. Reste à Edmond à acquérir la notoriété tant souhaitée. Ne pas l'aimer, c'était impossible ! Sacha Guitry se souvient ici de la surprise qu'il a ressentie lors de sa première rencontre avec Edmond Rostand. Je le voyais pour la première fois et ma surprise fut très grande. Pourtant, je savais bien qu'il était chauve, qu'il portait un monocle, une cravate qui faisait deux fois le tour de son cou et de petites moustaches dont les pointes étaient relevées - et même j'aurais pu dessiner son profil de mémoire tant ses portraits et ses caricatures avaient été reproduits depuis deux ans, depuis la première de venait donc ma surprise ? [...] bien plus que son étonnante cravate, l'homme du jour, le poète que l'on comparait à Hugo, celui que déjà guettait l'Académie, Edmond Rostand était un jeune charme physique était irrésistible. Il n'était pas beau il était joli. Petit, très mince et très fragile, il attirait. Tout ce que ses œuvres contenaient de force et de santé, il paraissait s'en être dépouillé pour pas l'aimer en le voyant, c'était presque impossible bien qu'il ne fût pas exempt d'un certain ridicule, qui n'était dû qu'à son excessive élégance. Trop de recherches dans son costume et pas assez de trouvailles. En vérité il n'était ni à la page ni à l'heure. Il se mettait en redingote le matin, en jaquette le soir et il portait des cols dont la forme datait de plus de dix années » Sacha Guitry, À Bâtons rompus, 1981. Sous l'aile de la Divine Ce n'est pas si facile d’inscrire son nom à la suite de Racine et Hugo la pièce suivante de Rostand, Les Deux Pierrots, est refusée par le doyen de la Comédie-Française sous prétexte… qu'il a trop de Pierrots ! ». Les portes de l'auguste institution s'ouvrent finalement en 1894 pour la comédie Les Romanesques qui rencontre un vrai succès auprès des critiques. À 26 ans, Paris s'offre enfin à lui ! À l'heure où le pays se déchire autour de l'affaire Dreyfus, Rostand n'a qu'un seul soucis qui va jouer sa Mélissinde, la Princesse lointaine 1895 médiévale dont est tombé amoureux le troubadour Joffroy Rudel ? Pour cette mauvaise aux yeux puissants », un nom s'impose Sarah Bernhardt. Vedette absolue de l'époque, la Divine » prend les choses en main, engage Lucien Guitry, supervise les somptueux décors installés dans son propre théâtre de la Renaissance et fait appel à un jeune artiste tchèque, Alfred Mucha, pour réaliser l'affiche du spectacle. Cette collaboration, qui aurait dû faire des étincelles, ne peut rien face à l'ennui du public qui se contente d'admirer les rubis censés couvrir la scène. Échec critique et financier, la pièce est cependant une étape capitale dans la carrière de Rostand qui trouve auprès de sa Très Grande » une alliée de poids qui va lui ouvrir bien des portes. On commence à se presser dans le salon de Rosemonde mais Jules Renard remarque bien que l'âme charmante et trouble » de son ami est en peine. La tristesse est en effet de plus en plus présente chez l'écrivain, la tentation de l'abandon de plus en plus forte. C'est de nouveau Sarah, sa reine de l'attitude et princesse des gestes » qui vient à son secours en l'obligeant à signer une nouvelle pièce à sa gloire, La Samaritaine 1897. C'est un succès mais Rostand a déjà la tête ailleurs J'aime bien mieux Cyrano de Bergerac que je suis en train d'écrire » avoue-t-il à Renard. Le nez de la gloire Ce Cyrano n'est pas un étranger pour Rostand qui l'a découvert au lycée, lors de ses études sous la surveillance de Pif-Luisant, le pion. Il connaît tout de cet auteur du XVIIe siècle, philosophe parisien adroit de la plume et de l'épée, blessé au siège d'Arras et mort d'avoir reçu un bout de bois sur le crâne. Beau sujet d'inspiration ! Rostand en fait un Gascon au nez interminable et à la langue bien pendue, poète à ses heures et amoureux fou de sa cousine. De l'humour, de l'action, des sentiments... Rajoutez un balcon et un quiproquo, quelques vers admirables et la recette est parfaite ! Pourtant le dramaturge n'y croit pas Pardon, oh ! pardonnez-moi, mon ami, de vous avoir entraîné dans cette désastreuse aventure » implore-t-il le soir de la première 1897 en allant voir Coquelin. Le comédien vedette, qui n'a cessé de l'encourager, n'a de son côté aucun doute son pays qui pleure encore la défaite de Sedan va adorer le héros enfantin mais brave. Comment ne pas céder au charme de ce grand frère bienveillant à l'oblongue capsule » et au grand cœur qui cache derrière son sourire ses blessures et humiliations ?... Publié ou mis à jour le 2020-07-07 130502 Le 14 février, les amoureux ont fêté Saint Valentin. Je vous ai déjà dit que je n’ai pas de jaloux qui ait pris un bail à long terme dans mon plumard. Aussi je ne me suis pas sentie concernée par cette journée. Mon dernier gigolo était bijoutier. Mais quand il m’a offert le pendentif kitch avec la fameuse phrase qui fait fondre les cœurs des midinettes + qu’hier, – que demain en me demandant ma main et tout le reste, je suis partie en courant. Et en plus, Alain Solant, joaillier, n’avait pas du user ses culottes à l’école. Je vous laisse juge en jetant la photo de ce bijou devant vos yeux effarés . Mais je ne suis pas là pour étaler ma vie. Revenons donc à la culture. N’oublions pas que ce blog lui est entièrement dédié. Oserai-je ajouter que ma vie même lui est consacrée. Et tout çà pour vous, mes petits chéris. Si, si !!! C’est en pensant à vous, assoiffés de savoir, que je me suis posé la question cette phrase qui trône sur tant de tétonnières affriolantes, signe de l’amour indestructible qui les unit à leur Jules, qui l’a écrite ? C’est une poétesse oubliée. Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard 1866-1953 fut la femme d’Edmond Rostand. Pour son mari, elle accepte d’être dans l’ombre. Pourtant, on murmure que c’est elle qui lui donna la trame de Cyrano de Bergerac. Et puis, ses poèmes enchantèrent son époque. Aussi, j’ai le grand plaisir de vous livrer in extenso le poème L’éternelle chanson» dans lequel est glissée la phrase qui est couchée sur tant de paires de glandes mammaires de toutes tailles et de toutes formes. Allez , sortez vos mouchoirs et régalez-vous Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs, Au mois de mai, dans le jardin qui s’ensoleille, Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants. Comme le renouveau mettra nos cœurs en fête, Nous nous croirons encore de jeunes amoureux, Et je te sourirai tout en branlant la tête, Et nous ferons un couple adorable de vieux. Nous nous regarderons, assis sous notre treille, Avec de petits yeux attendris et brillants, Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs. Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse, Sur le banc d’autrefois nous reviendrons causer, Nous aurons une joie attendrie et très douce, La phrase finissant toujours par un baiser. Combien de fois jadis j’ai pu dire Je t’aime » ? Alors avec grand soin nous le recompterons. Nous nous ressouviendrons de mille choses, même De petits riens exquis dont nous radoterons. Un rayon descendra, d’une caresse douce, Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser, Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse, Sur le banc d’autrefois nous reviendrons causer. Et comme chaque jour je t’aime davantage, Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain, Qu’importeront alors les rides du visage ? Mon amour se fera plus grave et serein. Songe que tous les jours des souvenirs s’entassent, Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens. Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent Et sans cesse entre nous tissent d’autres liens. C’est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l’âge, Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main Car vois-tu chaque jour je t’aime davantage, Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. Et de ce cher amour qui passe comme un rêve, Je veux tout conserver dans le fond de mon cœur, Retenir s’il se peut l’impression trop brève Pour la ressavourer plus tard avec lenteur. J’enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare, Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ; Je serai riche alors d’une richesse rare J’aurai gardé tout l’or de mes jeunes amours ! Ainsi de ce passé de bonheur qui s’achève, Ma mémoire parfois me rendra la douceur ; Et de ce cher amour qui passe comme un rêve J’aurai tout conservé dans le fond de mon cœur. Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs, Au mois de mai, dans le jardin qui s’ensoleille, Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants. Comme le renouveau mettra nos cœurs en fête, Nous nous croirons encore aux jours heureux d’antan, Et je te sourirai tout en branlant la tête Et tu me parleras d’amour en chevrotant. Nous nous regarderons, assis sous notre treille, Avec de petits yeux attendris et brillants, Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs. Mona pleuré à chaudes larmes. Pas vous ? En 1915, Sacha Guitry présentait au Théâtre des Variétés un film muet de 22 mn intitulé Ceux de chez nous . Le titre a été choisi pour répondre à un manifeste allemand vantant la culture germanique. Le jeune cinéaste y présente des images d’Auguste Rodin, Maître Henri-Robert, Claude Monet, André Antoine, Camille Saint-Saëns, Edgar Degas, Edmond Rostand, Auguste Renoir, Sarah Bernhardt, Anatole France, Octave Mirbeau… En 1939, puis dans sa version définitive de 1952, ce film fut sonorisé et Guitry y ajouta des images de son père. Mais, en pleine exposition Monet », je m’attarderai sur l’extrait consacré au peintre de génie. Sacha Guitry y raconte que Clémenceau, son grand ami, appelé au chevet du mourant, quitta en toute hâte sa Vendée pour rejoindre Giverny. Il arriva juste à temps pour embrasser son vieil ami… C’était le 5 décembre 1926. Il assista à la mise en bière et quand l’homme des pompes funèbres voulut recouvrir le cercueil de Monet du voile noir traditionnel, Clémenceau le lui prit des mains Non, dit-il », et ayant regardé tout autour de lui, il alla à la fenêtre, arracha l’un des rideaux de toile fleurie, et lui-même, il en recouvrit le cercueil du grand peintre en disant à mi-voix Pas de noir pour Monet ! Le noir ce n’est pas une couleur ! ». Existe-t-il plus bel hommage ? Mona pas sure ! Claude Monet Tendances Hot Popular … Ah non ! c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… Oh ! Dieu… bien des choses en somme. En variant le ton, — par exemple, tenez Agressif Moi, […] Plus C'était OK C’est un petit chat noir effronté comme un page, Je le laisse jouer sur ma table souvent. Quelquefois il s’assied sans faire de tapage, On dirait un joli pressepapier vivant. 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poème de rosemonde gérard à son mari edmond rostand